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Elections législatives en Ethiopie en mai 2010

Reconduction du parti au pouvoir ?

ADDIS ABEBA, Ethiopie (AP) — Les Ethiopiens votaient dimanche 23 mai 2010, des élections législatives étroitement surveillées par les observateurs internationaux et les opposants, qui affirment que le parti au pouvoir a procédé à une campagne d’intimidation contre les électeurs et ses rivaux pour s’assurer la victoire.

Les membres de l’opposition estiment qu’au terme de ce scrutin, le Premier ministre et homme fort du pays Meles Zenawi devrait être reconduit pour un nouveau quinquennat. L’ancien rebelle Meles Zenawi est au pouvoir depuis 1991 et le renversement du régime du dictateur Mengistu Haile Mariam, le "Négus rouge".

De premiers résultats provisoires pourraient être rendus publics lundi, mais on n’attend pas les résultats définitifs avant la fin juin.

Les observateurs de l’Union européenne rendront public mardi leur rapport sur le scrutin, a annoncé leur chef, Thijs Berman. Il a d’ores et déjà fait état de "certaines plaintes pour des irrégularités", sans pouvoir parler dans un premier temps de leur ampleur ni de leur gravité : "il est trop tôt pour dire ce que cela signifie pour l’instant et jusqu’où cela va".

Quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote à 6h00 heure locale, la principale coalition de l’opposition, Medrek, a annoncé détenir des preuves de tentatives d’intimidation contre les électeurs et de fraudes lors du scrutin, qui pourraient les amener à contester les résultats des élections.

"Nous pensons que nous ne n’accepterons peut-être pas les résultats", a déclaré Negasso Gidada, porte-parole de Medrek, qui a précisé qu’un groupe d’observateurs de la coalition avait été arrêté samedi au Tigré, dans le nord du pays.

D’autres observateurs ont subi des tentatives d’intimidation dans les régions d’Oromia (sud) et Amhara (nord) et des cartes d’électeurs ont été refusées, a-t-il ajouté. Par ailleurs, "à de nombreux endroits, le secret du vote est violé. C’est très sérieux", a estimé M. Negasso, ajoute que son parti s’était plaint auprès des responsables électoraux.

Le porte-parole du gouvernement Bereket Simon a déclaré à l’Associated Press qu’il n’avait pas été informé d’irrégularités électorales ou de problèmes. "C’est simplement, simplement un mensonge orchestré", a-t-il estimé. "S’ils rejettent le résultat des élections, cela signifie qu’ils savent comment ils ont été accueillis", précisant qu’ils "savent qu’ils les ont perdu catégoriquement".

Le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE), le parti dirigé par le Premier ministre Meles Zenawi, réfute avoir réprimé ses opposants et a assuré que les candidats ont pu mener campagne librement.

Certains responsables de l’opposition craignent une répétition du scénario des élections controversées de 2005, pendant lesquelles une centaine de membres de l"opposition ayant contesté les résultats du scrutin avaient été arrêtés.

L’opposition et certains analystes affirment que le gouvernement a systématiquement étouffé toute velléité de compétition depuis 2005 et adopté des lois répressives destinées à contrôler le champ d’action des organisations de droits de l’homme et des médias.

Dans la capitale Addis Abeba, les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 6h00 heure locale (3h00 GMT). Selon les responsables électoraux, ce sont quelque 32 millions de personnes inscrites sur les listes électorales qui sont appelées à élire leurs parlements régionaux et nationaux.

Le président de la Commission électorale Merga Benaka avait assuré samedi que les élections seraient libres et transparentes. Il a exhorté les électeurs à "bien se comporter", ajoutant qu’ils devaient "être prêts à respecter le résultat du scrutin et à travailler avec le vainqueur".

Le régime dirigé par Meles Zenawi a survécu à de nombreux défis : les sécheresses, les tensions autour d’un conflit frontalier avec l’Erythrée et des mouvements rebelles dans le pays. L’armée éthiopienne a fait une incursion en Somalie en 2006 pour soutenir le gouvernement somalien dans sa lutte contre les insurgés islamistes, avant de se retirer en 2009. AP

Nota : depuis plusieurs mois, l’Ethiopie s’est préparé à ces importantes élections ; le premier ministre annonçant son souhait de se retirer. Nous avons vu de nombreux panneaux incitant à aller voter, la police arborant dans tout le pays un nouveau costume "police fédérale"... flambant neuf, à la manière des Usa, des rutilantes 4x4 d’observateurs Européens, des meetings jusqu’au fin fond de l’Ethiopie, partout, etc... Qu’en sera t-il alors ? Paix, sérénité, propérité (sans vendre le pays aux Chinois...). A suivre donc...

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