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Reine de Saba










KEBRA NEGAST - kebra nagast - Nouvelle parution 2017 : Entretien avec Samuel MAHLER

Traducteur du livre « Kebra Negast » par l’Espace Reine de Saba.


Autre prononciation : Kébra Négast, Kebra Nagast.

Le livre, KEBRA NEGAST, traduit par Samuel Mahler, (un seul format, poche env. ; pas de format électronique actuellement), nouvelle édition sortie fin décembre 2016, 170 pages, comprenant - édition nouvelle inédite, plusieurs documents, dessins, cartes, gravures, photographies : 1 - Une édition à tirage limité à 100 exemplaires, numérotés, comprenant un tirage exclusif en couleur d’un parchemin représentant le voyage de Makeda à Jérusalem, rencontre avec le roi Salomon ; son retour, et le voyage de Ménélik 1er, leur fils, etc... Prix : 25 euros

2 - Edition de l’ouvrage au même tarif qu’en 2008 soit 19,90 e

Tout contact : reinedesaba2@orange.fr Port- emballage : prière de nous contacter, merci.

Espace REINE DE SABA. 30 rue Pradier, 75019 Paris tél : 01 43 57 93 92


CROIX éthiopienne et KEBRA NEGAST

Introduction : nous sommes très heureux de présenter l’entretien avec Samuel Mahler, rencontré récemment à Paris. C’est un jeune homme bon connaisseur de l’histoire éthiopienne, que nous encourageons avec son éditeur (tous deux forts sympathiques).

Nota : en fin mars 2009, il a consacré une émission sur RFI sur ce sujet, en compagnie d’un journaliste fin connaisseur sur cette question. COMMANDER ce livre sur notre site : envoyez nous un courriel sur "reinedesaba2@orange.fr", ou consultez notre rubrique "Boutique".

ENTRETIEN avec Samuel MAHLER :

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1 – Pouvez-vous nous parler de l’origine de votre relation avec l’Ethiopie ?

Pendant mes études à l’université de Strasbourg, j’ai eu l’occasion de rencontrer une étudiante dont les parents vivaient en Ethiopie. Elle me parlait des éthiopiens des hauts plateaux, de leurs églises monolithiques, de l’injéra. Un voyage d’étude organisé par l’université de Strasbourg en Afrique Centrale avait déjà suscité en moi l’envie d’approfondir la découverte de la culture africaine. Une bourse d’étude me permit d’étudier à l’université de Yaoundé au Cameroun. Dans mon mémoire de maîtrise en théologie, je montrais notamment comment l’évangile avait été apporté en Afrique par les missionnaires européens. Un de mes professeurs attira mon attention sur le fait que l’Ethiopie est, à ce propos, une exception puisque l’origine de la chrétienté dans ce pays est beaucoup plus ancienne. Porté par ma passion des origines du christianisme africain, je décidais de partir en Ethiopie,

2 – Comment avez-vous été amené à vous intéresser aux écrits religieux éthiopiens ?

Suite au mémoire de maîtrise, mes recherches ont porté sur le christianisme éthiopien qui présente la particularité d’être bien plus ancien qu’en Afrique centrale.

3 – Nous supposons que vous avez eu accès à des ouvrages anciens, lesquels ?

Les manuscrits de la bibliothèque du patriarcat d’Addis Abeba et de l’Institute For Ethiopian Studies, puis ceux de la cathédrale Sainte Marie de Sion à Axoum et enfin ceux à Yeha.

4 – Le choix du Kebra Negast s’est fait comment ?

Le lien des chrétiens éthiopiens avec la reine de Saba et le roi Salomon est fascinant. En cherchant comment l’on raconte l’histoire de la reine de Saba en Ethiopie, j’ai été amené au Kebra Negast qui possède l’avantage de donner une version longue de cette fameuse rencontre des deux souverains.

5 – Sur quels ouvrages avez-vous travaillé ? quelle a été la méthode de traduction ?

Tout le travail de traduction a été effectué en Ethiopie. Je me suis essentiellement appuyé sur l’édition critique des Kebra Negast réalisée en 1905 par Carl BEZOLD. Le texte guèze a tout d’abord été saisi sur ordinateur par Tensae Eskender, secrétaire à la bibliothèque du Centre Français des Etudes Ethiopiennes à Addis Abeba. Ensuite, durant les leçons de guèze dispensées par Daniel Seife Mikael du Séminaire Théologique de l’Eglise Orthodoxe à Addis Abeba, j’ai pu y apposer une traduction interlinéaire mot à mot, en anglais et en français.

La parution du dictionnaire guèze-anglais de Wolf LESSLAU m’a été d’une aide précieuse.

Enfin, dans un troisième temps, je me suis appliqué à rendre le texte compréhensible en français uniquement. La traduction était disponible sur mon site internet (www.pageperso/aol.fr/michelmahler), jusqu’au jour où un éditeur m’a proposer de l’éditer en format de poche pour qu’il soit accessible au plus grand nombre.

6 – Comment avez-vous appris l’amharique ? Puis le guèze ?

J’ai appris l’amharique dans une école privée dirigée par l’église catholique d’Ethiopie. Des cours intensifs durant 6 mois avec Ato Seifu m’ont permis d’en acquérir les rudiments, que je pouvais approfondir grâce à l’immersion linguistique dans une famille éthiopienne du quartier Bela à Addis Abeba. Ainsi j’ai pratiqué l’amharique avec des gens que je côtoyais tous les jours.

L’apprentissage du guèze a été plus long, probablement à cause de son caractère livresque. J’étais seul avec mon moniteur de guèze Daniel Seife Mikaeäl qui me donnait des cours particuliers. Il basait son enseignement directement sur le texte du Kebra Negast que je voulais comprendre.

7 – Citez-nous les anecdotes liées à ce livre, aux rencontres qui vous ont permis de le traduire ?

Avec mon moniteur de guèze, Daniel Seife Mikael, je me suis rendu à Axoum dans le but d’y lire le manuscrit original du Kebra Negast. Le prêtre gardien n’avait pas vraiment envie de nous montrer ses manuscrits. Trois jours de patience et d’aller-retour devant les grilles nous permirent d’y pénétrer… à condition de laisser nos chaussures sur le pas de la porte. Finalement le prêtre eut plaisir à nous surveiller lors de l’étude du texte.

Mais le bonheur était à son comble lorsqu’en arrivant à Yeha, un haut lieu de la culture sabéenne, à 40 km d’Axoum, je découvrais une copie du Dersane Sion. C’était au temps de Pâques, j’ai pu la lire avec les prêtres et les jeunes devant l’église, par terre à l’ombre d’un arbre, et ma rencontre avec eux était devenue une vraie fête, avec le pain épicé et la Tela, la bière traditionnelle...

8 – Aujourd’hui, quelle est la place du Kebra Negast en Ethiopie ?

L’application concrète du Kebra Negast est sa lecture publique par les prêtres ou les diacres des debteras dans l’enceinte de la cathédrale Sainte Marie de Sion à Axoum, où le Kebra Nagast devient une homélie appelée l’homélie à Sion : Dersane Sion.

9 – Que pensez-vous du clergé éthiopien aujourd’hui ?

C’est grâce au clergé que j’ai eu accès l’histoire de la reine de Saba. Le clergé éthiopien est nombreux en Ethiopie et tous m’ont reçu à bras ouverts.

C’est avec la bénédiction et les encouragements du patriarche, l’Abuna Paulos lui-même, que j’ai pu me rendre à Axoum durant les périodes de guerre. Etonné de voir un jeune étudiant en théologie si enthousiaste, il m’a toujours encouragé à persévérer dans les études.

10 – Avez-vous connaissance de l’autre ouvrage « FETHA NEGAST », dont l’original, en arabe, et qui concerne le droit religieux et le droit séculier ?

Bien sur, mais je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir ce texte.

11 - Etes-vous prêt à le traduire également ?

C’est un travail dans lequel il faut s’investir à plein temps. Je suis actuellement très occupé avec le Kebra Negast, mais je reste ouvert à toute éventualité.

12 - Poursuivez-vous votre relation avec l’Ethiopie ?

Oui, lors de séjours, malheureusement plus courts, mais toujours aussi intenses. D’une manière indirecte également en aidant des voyageurs en partance à se préparer, en organisant des conférences sur le pays et, évidemment, sur le Kebra Negast !


Le Kebra Negast, ou La Gloire des Rois en guèze, est un récit épique qui se situe près de 1000 ans avant Jésus-Christ. Il retrace notamment la rencontre entre Makeda, la Reine de Saba et Salomon, Roi d’Israël. De cette rencontre, naîtra Ménélik Ier, le fondateur de la dynastie des empereurs salomonides dont Hailé Sélassié est le 225 ème descendant. Le Kebra Negast relate également comment, Ménélik se serait emparé des Tables de la Loi et les auraient convoyé en Ethiopie où elles reposeraient encore aujourd’hui dans la chapelle Sainte Marie de Sion à Axoum.

L’auteur : En 1998, Samuel MAHLER est étudiant en Théologie. Porté par sa passion des origines du christianisme africain, il part en Ethiopie, sur les traces de la légendaire Reine de Saba, pour y étudier les mystères du Kebra Negast. C’est au sein d’une famille éthiopienne qu’il apprend d’abord l’amharique afin de mieux communiquer avec les prêtres. Puis viendra l’apprentissage du guèze, la langue liturgique dans laquelle est écrite le Kebra Negast. Il poursuit sa recherche, à Axoum, capitale religieuse de l’église Orthodoxe, avec pour laissez-passer la bénédiction du Patriarche, l’Abuna Paulos. Il mettra 2 ans pour traduire en français ce récit à la Gloire des Rois d’Ethiopie… entre légende et réalité.

Commander la traduction française de Kebra Negast, la gloire des rois d’Ethiopie


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